Ensemble pour la Gauche Anti Libérale de l' Ariège

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lundi 30 juin 2008

De l'alter à la révolution pacifique

De l'alter à la révolution pacifique par Mireille BOULARD

Pour faire court, diverses lectures m'amènent à ne plus envisager une continuité de la situation politique de la France, entre une Vème république, ni un retour à la IVème.

Les partis politiques de gauche actuels sont dans l'incapacité de faire fonctionner un régime parlementaire. Le PS est dans la continuité de ses erreurs et semble s'y complaire.  Les médias s'en régalent d'ailleurs,  distillant le bourrage de crâne libéral qu'il induit.

L'émergence d'un nouveau parti de gauche, en cours de construction, sera  en observation pour une bonne partie de la population de gauche, surtout ceux attachés comme moi au principe de la laïcité.

Il est cependant urgent d'arrêter le massacre, c'est à dire la casse d'un ETAT, protecteur, qui est toujours le fondement du socialisme.

Pour 2012, nous devons faire aboutir des propositions, radicales pour moi,  novatrices et toujours républicaines. C'est ce contenu qui me semble à construire, d'où ce début  de texte que je vous soumet, autant pour la critique, l'aménagement, et même l'enterrement.

Avant l'incinération ne perdez pas de vue les 6 phases d'un projet :

1° Enthousiasme

2° Désillusion

3° Panique

4° Recherche du coupable

5°Punition de l'innocent

6° Honneur et gloire pour les non participants

A bientôt

Mireille BOULARD 

mercredi 23 mai 2007

Que la défaite soit belle ...

Le parti socialiste ne semble pas tirer la leçon de SON échec des élections présidentielles.

Décidément oui, les Français de gauche aiment les Robins des bois parce qu’ils prennent aux riches pour distribuer aux pauvres. Le programme du parti socialiste, de ce point de vue, s’apprêtait tout au plus à ne pas empêcher qu’on prenne aux pauvres pour enrichir encore plus les riches. Alors, Ségolène ou pas, tant que le P.S. fera semblant de ne pas avoir compris cette leçon simple, en dernière analyse, il se rendra complice de la victoire de la droite.

Faut il que le Parti Socialiste connaisse une vraie déroute au mois de juin pour qu’enfin dans son sein, s’élève une vraie révolte de gauche. Faut il vraiment que la défaite soit belle pour que les nombreux sympathisants et membres de ce parti obligent les responsables à infléchir leur politique pour qu’elle soit réellement de gauche ? De toute façon, l’opposition à la politique de Nicolas Sarkosy se fera sous la bannière des anti-libéraux et tout ceux qui ne se réclameront pas de l’anti-libéralisme seront consciemment ou non les complices de la politique du président de la république et de l’U.M.P.

Aujourd’hui Sarkosy fait de l’esbroufe, de la politique spectacle. Après les élections législatives et s’il emporte la victoire qui s’annonce, nous allons assister à une formidable aggravation de la situation économique et sociale. Les riches seront encore plus riches et les « clients » des restos du cœur et les précaires seront malheureusement encore bien plus nombreux.

IL FAUT voter et appeler à voter pour les candidats anti-libéraux.

Jean-Pierre Petitguillaume

Albiès (09)

mardi 22 mai 2007

Adresse aux femmes et hommes de gauche d'Ariège

Vous êtes une femme, un homme de gauche. Peut-être même, militant (e) ou élu (e) du P.S ou du P.R.G.

Les élections législatives qui viennent permettront de donner les pleins pouvoirs à Nicolas SARKOZY ami de Bush et du MEDEF ou, au contraire, de donner un coup de barre à gauche et d’ouvrir ainsi le chantier de reconstruction de la Gauche.

Cet enjeu de grande importance ne vous a pas échappé !

Pour battre l'U.M.P faut-il une gauche de concession ? "Un socialisme d'accompagnement", prôné par l’actuelle direction du P.S, une politique qui devrait se contenter d'atténuer les effets négatifs du capitalisme financier par quelques mesures sociales. Ou bien au contraire une gauche qui porte haut sa volonté de "rupture avec le capitalisme" ?

Bernard Kouchner a planté sa tente dans les jardins de Matignon en compagnie d’Eric Besson qui, il y a deux mois, était encore responsable des questions économiques au Parti Socialiste.

Que pensent les Ariégeois de culture socialiste, de souche radicale, de tradition républicaine quand ils voient le président du P.R.G se préparer à faire lit commun avec M. Borloo ?

Pour autant que ces positionnements restent individuels, ils témoignent d'une dérive, idéologique et politique du Parti Socialiste, commencée il y a longtemps. Déjà en 1988, M Rocard, dans son gouvernement, accueillait J.P Soisson et M Durafour…Revenue au pouvoir en 1997, la gauche a déçu, en menant une politique qui n'a pas répondu aux aspirations populaires.

Loin de tirer les leçons de ses échecs, le P.S, au congrès du Mans, n'a pas fait le choix d'un "socialisme de transformation".

Vous êtes des femmes et des hommes qui souhaitez ardemment la République Sociale de Jaurès ! Vous savez que l'on ne combat pas l'ultralibéralisme sarkozien par les cataplasmes sociaux-démocrates de Dominique Strauss Kahn ou de Ségolène Royal !

Femmes et hommes de gauche, vous reconnaissez vous dans le P.S et le P.R.G aujourd'hui ? Demain, ces partis, qui voulaient gouverner avec des ministres U.D.F et qui se préparent à travailler avec le Mouvement Démocrate de Bayrou, ne vous seront-il pas de plus en plus étranger ?

Dire cela, n'est pas faire de l'antisocialisme ou intenter des procès d'intention, c'est constater, simplement et amèrement, que ces partis emboîtent le pas des modèles sociaux-démocrates Anglais, Italien ou Allemand.

Votre idéal se retrouvera-t-il dans une auberge espagnole nommée « la Gauche » en lieu et place du P.S, ou avec ceux qui font le choix clair de la rupture avec la société capitaliste ?

  • Voter et faire voter pour les candidats d'EGAL 09 c'est mettre en œuvre le seul vote utile à Gauche !
  • Voter et faire voter pour les candidats d'EGAL 09, c'est engager une politique audacieuse de rupture avec le libéralisme grâce au 125 propositions de la Gauche Antilibérale !
  • Voter et faire voter pour les candidats d'EGAL 09, c'est poser la première pierre de la reconstruction de la Gauche Antilibérale !
  • Voter et faire voter pour les candidats d'EGAL 09, c'est envoyer comme signe fort que l'urgence est d'ancrer la gauche vraiment à gauche !

Patrick Destrem - Philippe Makowski - Dominique Mourlane
Co-Présidents du comité de soutien des candidats d'EGAL09 aux élections législatives

mardi 15 mai 2007

Pour une gauche "décomplexée", par Clémentine Autain et Roger Martelli

Le nouveau "must" de la politique française, surtout à gauche, est la rénovation ou la refondation. Si les socialistes n'ont pas réussi, c'est parce qu'ils ont manqué leur aggiornamento. La faute incombe aux ringards, à ceux qui n'ont pas su "décomplexer" la gauche en l'ouvrant vers le centre, vers les modèles britannique ou italien. Etonnant travail d'appropriation du vocabulaire, légitimé par les "grands penseurs", relayé par les médias.

Quiconque ose expliquer que les fondamentaux de la gauche sont un socle nécessaire de toute reconstruction est irrémédiablement rangé au rayon des vieilles barbes. L'avenir est à la "sortie de l'affrontement bloc contre bloc", nous expliquent en choeur François Bayrou et Ségolène Royal. Mais qui a donc gagné l'élection ? Un tenant de la droite molle ? Au contraire : pendant des années, Nicolas Sarkozy a cultivé tranquillement le terrain d'une droite fière d'elle-même, mobilisant l'électorat, notamment populaire, non pas aux marges mais au centre de l'idéologie d'une véritable "contre-révolution libérale". Et c'est au moment où triomphe le héraut libéral autoritaire que l'on nous explique qu'il faut "décomplexer" la gauche en la portant... vers sa droite !

Ne nous laissons pas avoir. La gauche sociale-libérale ? On l'a déjà tentée, en Angleterre, en Allemagne ou en Italie. Si elle peut être séduisante un moment pour conjurer la droite dure, elle est porteuse de lourdes déceptions, propices à réactiver une droite encore plus rude qu'elle ne l'était auparavant.

Cette orientation ne permet pas de changer en profondeur les conditions de vie du plus grand nombre et donc de gagner, massivement et durablement, les catégories populaires et les jeunes. C'est au coeur des cultures politiques, à droite comme à gauche, que les joutes électorales se perdent ou se gagnent ; pas aux franges incertaines des familles politiques.

Ce n'est pas surprenant, à un moment où la politique se remet à passionner et où les débats structurants portent sur le fond des projets de société. A partir de quoi construit-on du lien social et de l'efficacité ? Sur ce terrain-là, impossible de s'en tenir à des faux-fuyants. Comment peut-on nous faire croire que l'adaptation au marché est "moderne" quand la concurrence libre et non faussée produit tant de désastres humains et écologiques, de gabegie et de désordre social ! Comment parler d'ordre juste dans un système qui, par essence inégalitaire, déchire la société et oppose les individus les uns aux autres ?

Le réalisme n'est pas dans l'acceptation de la norme de l'économie libérale, mais dans sa contestation et dans la recherche patiente et sans verbiage de son dépassement. La modernité n'est pas du côté d'une gauche qui renonce à être elle-même sur le fond, mais du côté d'une gauche bien dans ses baskets, sûre et fière d'elle-même.

Mais il est vrai, en même temps, que cette gauche assumée et "décomplexée" par sa gauche a besoin de balayer devant sa porte. Le temps n'est plus au yo-yo entre le renoncement et la conservation, l'abandon des principes ou l'enkystement dans les vieilles formes. Une gauche ambitieuse est une gauche qui ne renonce pas aux nécessaires ruptures, mais qui en repense de façon neuve les cohérences.

Une gauche qui respecte son histoire et ses valeurs, mais qui n'hésite pas quand il le faut à bousculer ses habitudes, ses instruments de pensée critique, ses façons d'être même, et qui porte le renouvellement générationnel et culturel. Une gauche qui parle de la question sociale, mais qui apporte des réponses sur tous les terrains, des droits humains à la démocratie, en passant par l'école, la culture ou les enjeux urbains.

Une gauche qui ne confond plus tous égaux et tous les mêmes, la force de la solidarité et la dilution de l'individu dans le collectif, la passion de la mise en commun et la soumission à l'étatisme, la promotion du public et la fascination de l'administratif, les vertus de l'efficacité productive et le productivisme.

Si les classes populaires, les nouvelles générations, les milieux culturels, les intellectuels critiques ne se sentent plus portés par une dynamique de la gauche de transformation sociale, c'est parce que s'est construite - d'impasse soviétique en renoncements sociaux-démocrates - la démoralisation qui leur a fait perdre confiance dans les "lendemains qui chantent". Mais c'est aussi pour une part parce que nous, les tenants obstinés de la transformation sociale, nous restons en panne. Et ce n'est pas qu'une question d'ego, de Meccano stratégique ou de boutiques. C'est un enjeu de fond. Pour quoi nous battons-nous ? Pas seulement, en contre, pas seulement pour défendre des acquis, mais au nom d'une société différente, reposant sur d'autres valeurs, d'autres critères, d'autres manières de "faire société".

Ou bien nous sommes capables de développer un projet cohérent, transformateur, tracé en positif, qui montre de façon visible qu'il continue des valeurs d'égalité, d'émancipation, de mise en commun, mais qu'il répond aux enjeux du monde contemporain et de façon critique pour sa propre histoire et pas seulement pour celle du capital ; ou bien nous nous engluons dans nos réflexes idéologiques et nos vieilles routines et laissons à d'autres les attributs de la modernité et de la rénovation. Or si le mouvement ouvrier fut expansif, jusque dans les années 1960, c'est parce qu'il sut à sa manière incarner une certaine vision de la modernité, alternative à celle du marché libre du capital en expansion.

Soyons sans complexes. Assumons notre histoire. Sachons en être fiers ; sachons donc la transformer.

Clémentine Autain et Roger Martelli sont codirecteurs du mensuel "Regards". Elle est élue à Paris, il est membre du PCF.

samedi 12 mai 2007

Quel plaisir !

Je tiens à vous faire partager un peu du contenu de ma soirée ce vendredi à Foix où la gauche antilibèrale tenait un meeting pour les législatives ( liste unitaire ! ).
Quel plaisir ,quelle émotion, outre les prises de parole virulentes de Clementine Autain , de Michel Naudy etc...à propos de Sarko ,  de la gauche de combat et de la gauche molle - voire clanique en Ariège - de voir nos camarades intermittents Ariègeois ponctuer avec beaucoup de pertinence et de talent ce meeting avec leurs textes, chants et images politiques - extaits du spectacle Cabaret de l' Agit - et reprendre le " Tous ensemble ! " poing levé et coude à coude avec les poltiques à la tribune et le public très mélangé de la salle .
Quelque soit ce que l' on peut penser de la pertinence ou non de l' électoralisme , ces moments étaient plein de sincérité , de ferveur et d' enseignement une fois de plus sur les possibles quant à la jonction des luttes et des solidarités au delà des corporatismes étroits .
Merci à tous pour le message transmis  par tous les participants qui ont su dépasser si naturellement et si vite les boutiques, les replis et les ego : ça refile la pêche , des envies et des idées .  
A suivre...
Amicalement  Patrick Leclerc

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